Nouveau Livre : Le pendu de la Porte Bergère

Ce devait être un retour aux sources. Ce fut une descente aux enfers. Dans ce Limousin aux airs tranquilles, Bruno Mailhac, jeune journaliste pensait reprendre une vie simple en s’installant dans la maison de son enfance. Mais quand sa mascotte – un simple ours en peluche – disparaît, puis réapparaît pendue à la Porte-Bergère, la réalité bascule. Marguerite la vieille employée qu’il a engagée est assassinée, des gens disparaissent, Bruno se retrouve accusé de meurtre. Au fil d’une enquête étouffante, il remonte une piste faite de mensonges, de souvenirs flous et de contrebande. Jusqu’à cette ultime vérité, à la fois absurde et brutale. Le Pendu de la Porte-Bergère est un roman noir à l’ironie grinçante, où la province dissimule bien des ombres et où même un ours en peluche peut-être la source de toutes les convoitises.

C’est dans cet instant où les certitudes vacillent que naissent les romans de Bruno Malivert.

Ses récits empruntent souvent les chemins de l’enquête, mais leur véritable territoire est celui du doute, de la mémoire et des traces que le passé laisse dans le présent. Ancrés dans des lieux réels, ils invitent le lecteur à franchir une frontière subtile où les apparences se fissurent sans jamais rompre totalement avec le réel.

L’écriture a toujours occupé une place essentielle dans la vie de Bruno Malivert. Rien ne vaut pour lui le moment où, devant son bureau, il écrit la première phrase d’un nouveau roman ou d’une nouvelle histoire, sans toujours savoir où ses personnages le conduiront.

Depuis 2011, il a publié une dizaine de romans, deux recueils de poésie ainsi que plusieurs nouvelles.

Poète autant que romancier, Bruno Malivert accorde une attention particulière à la langue, aux atmosphères et aux silences. L’enquête n’est jamais une fin en soi. Elle ouvre un chemin où les apparences se troublent peu à peu, conduisant les personnages comme le lecteur vers une vérité plus nuancée qu’ils ne l’imaginaient. Fidèle à son goût du non-dit, Bruno Malivert préfère suggérer plutôt qu’expliquer, laissant à chacun la liberté d’interpréter et de prolonger le récit bien au-delà de la dernière page.

« Il suffit parfois d’un détail pour que le réel cesse d’être une évidence. »